Il y avait le temps, sa mesure, ses rythmes. Au fur et à mesure des avancées technologiques, économiques et sociales, le temps humain s’est transformé. Aujourd’hui, le temps est mort.
Tous les temps (vie – mort, travail – loisirs, communication – solitude, apprentissage – transmission) sont bouleversés. Pour le meilleur mais aussi pour le pire. Doit-on pour autant s’en plaindre ou, au contraire, s’en féliciter ? Ce numéro de Sociétés de l’information pose ces questions et apporte des pistes de réflexion. Car le temps et sa gestion sont définitivement en mutation. Ce paradoxe mérite que l’on s’interroge sur notre maîtrise, notre libre arbitre face à ce qui apparait comme inévitable, voire insurmontable. D’opérer des choix et d’accepter de les remettre en cause régulièrement. « Demain est moins à découvrir qu’à inventer. » disait Gaston Berger.


